Pourquoi ce site existe
Ouvrir un jeu sur le web est devenu compliqué. Il faut un compte, une adresse e-mail, accepter une liste de partenaires, attendre un chargement de vingt secondes, refuser trois offres d'abonnement, et le jeu commence enfin — pour s'arrêter au bout de cinq minutes en proposant d'acheter de l'énergie.
Petit Olympe part de l'idée inverse : un lien, un onglet, et on joue. Rien à installer, rien à créer, rien à payer pour avancer. Ce qui se débloque se gagne en jouant.
Veni, Vidi, Veto
Le premier jeu du site. Vous êtes le président de Gallia, un pays imaginaire dont vous n'avez pas choisi l'état de départ. Chaque partie tire un scénario, un gouvernement de six ministres, un objectif d'Histoire et un passé de président : environ 126 000 combinaisons de départ, et aucune partie qui ressemble à la précédente.
C'est un jeu de gestion court — une dizaine de minutes — mais pas un jeu facile. Chaque loi produit des effets qui reviennent plusieurs tours plus tard, et le pays s'use tout seul pendant que vous décidez. On perd souvent avant de gagner.
→ Toutes les règles · → Les dix ministres
Comment c'est fait
Le jeu tient dans une page web : du HTML, du CSS et du JavaScript, dessiné image par image sur une zone de dessin (canvas). Pas de moteur de jeu, pas de téléchargement de plusieurs mégaoctets, pas de serveur de partie. C'est un choix technique assumé — il garde la page légère, y compris sur un téléphone avec une mauvaise connexion.
Les pixels sont dessinés par le code plutôt que chargés en images : les ministres, les îles, les nuages, le ciel qui change de couleur selon l'état du pays. C'est ce qui permet à un mandat entier de tenir dans un onglet.
L'équilibrage ne se fait pas au jugé. Un banc d'essai joue des centaines de parties automatiquement, avec les vraies fonctions du jeu, et rapporte les taux de victoire, les causes de défaite et les cartes que personne ne joue. Plusieurs décisions racontées dans le journal de bord viennent directement de ces mesures — y compris celles qui ont conduit à jeter une idée pourtant séduisante.
Les quatre engagements
- Pas de compte. On joue immédiatement. La progression est enregistrée dans votre navigateur, jamais sur un serveur, et un bouton l'efface d'un coup.
- Pas de « pay to win ». Aucune loi, aucun avantage, aucun raccourci ne s'achètera jamais. La boutique prévue ne vendra que des costumes et des décors.
- Pas de publicité pendant une partie. Le seul emplacement publicitaire du jeu est un cadre au mur du Palais, entre deux mandats. Aucune annonce ne s'affiche pendant que vous jouez.
- Pas de piège. Pas de minuteur qui vous rappelle, pas de notification, pas d'énergie à attendre. Vous jouez quand vous voulez et vous vous arrêtez quand vous voulez.
Personne réelle, aucune
Gallia est un pays inventé, ses voisins aussi, et tous les personnages du jeu sont fictifs. Aucun homme ou femme politique réel n'apparaît, ni de près ni de loin, et ce n'est pas une précaution : c'est ce qui rend le jeu jouable par tout le monde. Les seules cibles assumées sont les dieux de l'Olympe, qui ne portent pas plainte.
Le ton mélange la satire et le sérieux. On se moque des situations, des postures et des mécaniques du pouvoir — jamais des gens.
Qui fait ça, et comment le soutenir
Un développeur solo, en France, sur son temps libre. Le projet vit de dons facultatifs et de publicités discrètes, placées de façon à ne jamais gêner une partie. Il n'y a ni équipe, ni budget, ni date de sortie : il y a un journal de bord et des joueurs qui écrivent quand quelque chose cloche.
Une remarque, un bug, une partie qui s'est terminée sans raison ? petitolympe@proton.me. Le détail de ce qui est collecté — presque rien — est dans les mentions légales.